De l’histoire des Brandons au Total Festum 2019

Article écrit par J-J Navarro


BRANDON : HALHAR / HARO / HARC / HAR en occitan et gascon.

Embrasement des Brandons – Total Festum, Tournage des Racines et Des ailes

Chaque année dans les Pyrénées, la Saint Jean ce célèbre avec ferveur autour d’un feu. Ce feu est le signe la transmission et de la régénération des liens sociaux et le renforcement des sentiments d’appartenance, d’identité et de continuité. En effet depuis l’antiquité, on atteste de fêtes au moment du solstice d’été, en Phénicie et en Syrie on célébrait la mort du dieu Tammuz, qui, suivant le mythe passe une partie de l’année aux enfers (l’été, où la végétation est brûlée par le chaud soleil). Ces traditions auraient été transformées en fête de la Saint Jean par la chrétienté. Six mois avant Noël, c’est le début de l’été et la naissance de Saint Jean Baptiste, cousin de Jésus Christ. A Paris un énorme bûcher Place de Grève était allumé par le roi de France jusqu’à Louis XIV en 1648.

La fête de Saint Jean, Jules Breton, 1875, Musée de Philadelphie. Ici c’est un petit bûcher qui est représenté, mais l’enfant fait tournoyer un halhot, petite torche faite d’écorces de bouleau argenté ou de cerisier.

Aujourd’hui la tradition perdure, on prépare l’arbre : c’est la halhada, puis juste avant le solstice, on « quille » le brandon, on lui ajoute de la paille dans les fentes générées par les coins cunhs, on l’entoure d’un bûcher de branches et de petit bois créant ainsi une base que « les officiels »ou les enfants ou le dernier marié de l’année, embrasent. En 2015 les fêtes du feu de solstice d’été ont été inscrites la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par L’UNESCO pour l’Espagne Val d’Aran, L’Andorre, et le Comminges pour la France

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